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19 septembre 2019 4 19 /09 /septembre /2019 03:09

Regard du monde

 

Les codes du regard

que personne mieux

qu’un œil fort aguerri

ne saurait décrypter :

 

Dans son amour de l’autre

se voit l’Humanité,

des cimes de l’extase

où l’on veut se bercer

 

jusqu’au monde éternel ;

mais quoi l’est-il vraiment ?

Sûrement peu d’empires

que l’homme a pu construire

 

au gré des nuits et vents,

puis un jour tout détruire

tout voir s’anéantir,

avenirs ou présents.

 

 

Entre sacs et ressacs

de plus en plus opaques

s’engouffre le géant

désert annihilant.

 

 

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 21:55

 

Sam s’fait du mal, fait du slam

Avec ses rhymes

Sam s’fait du mal, fait du slam

Même si ça rame

 

Sam s’fait du mal, fait du slam

Quand ça déraille

Sam s’fait du mal, fait du slam

Pour la racaille

 

Avec son âme, avec ses lames

Il se cisaille

 

Avec les armes de l’Islam

Il faut qu’ça chiale

Oui, ça fait mal

Tous ces drames

 

Sam fait du mal, fait du slam

Avec ses rhymes

Sam fait du mal, fait du slam

Même si ça rame

 

Sam fait du mal, fait du slam

Quand ça déraille

Sam fait du mal, fait du slam

Pour la racaille

 

Avec son âme, avec ses armes

Il te cisaille

 

Avec les larmes de l’Islam

Il faut qu’ça chiale

Oui, ça fait mal

Tous ces drames

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 21:27

 

Fais un bon somme,

Mon opossum,

Loin des bonshommes.

 

Fuis nos pensums

Capharnaüms,

Seuls que nous sommes.

 

Fais un long somme,

Mon opossum,

Loveless, lonesome.

 

Oublie les hommes,

Seuls que nous sommes,

Sommeil d’automne.

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 21:05

Il y aura toujours le risque

D’une plaie ouverte

D’une porte mal fermée

La crainte

D’un sourire ambivalent

D’une insulte sournoise

Les affres

D’un aboiement étouffé

En mots de sang hachés à vif

Le doute

Sur les actions du voisin

Et jusque sur sa propre personne :

Origines, opinions, identités malléables

Les motifs qui nous poussent à essayer

Jusqu’au bout

Et bien sûr, quelques incertitudes

Sur le temps au mois d’août

Entre risque, crainte, affres et doute

Il reste le pilote et sa machine

Pris dans l’ivresse des slaloms

Quoiqu’indispensables

Les arrêts au stand (besoins et envies)

Ne sont qu’inspirations soumises

Aux souffles énigmatiques

De nos incessants malströms

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 02:33

Les migrants fatigués

Du poids de leurs valises

Demi-morts nez à nez

Ressemblaient à Moïse

 

Sur la proue s’exhibait

Non loin des marchandises

Un corbeau noir de jais

Aux traques indécises

 

Des marins près des quais

Déroulant des balises

Au sonar repêchaient

Des épaves conquises

 

Par les flots s’évadaient

Les âmes insoumises

Au lointain divaguaient

Les dernières banquises.

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 19:51

Ligament croisé antéro-externe du genou,

La route est désormais trop longue :

Dies a quo, dies a quem, grand Dieu,

Combien reste-t-il de temps ?

 

On en passe trop à traîner au lit, rêver sur les réseaux

Et bien plus encore à parler à ses bottes.

Demain, tu nageras dans les eaux bleutées de la forêt

Puis tu porteras des bois de cerf en guise de trophée.

 

Au creux de la roche perforée

Se distillent les écumes de profit usé.

J'attends encore ma minute de lumière mystérieuse

Dans l’espace silencieux des choses indéterminées.

 

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 23:23

L’espace est un vide hors duquel se meuvent des corps chauds ou froids

S’attirant ou se repoussant selon les forces qui les habitent.

Nul objet ne peut aisément se soustraire à ces deux états.

Les jeux de l’esprit cependant y parviennent mystérieusement.

                                                                         Pensée anonyme

 

Même s’il importe peu que celles et ceux en possession

de cet « objet non identifié » aient remarqué ou non

au premier coup d’œil ou lors des précédentes écoutes

une ambivalence et des ambiances

non-euclidiennes dans les formats de lecture,

 

il convient plutôt de pressentir,

au détour de courbes d’espace-temps combinées

à des mouvements géotropiques circulaires,

si une synesthésie toucher-vue-odorat magnifie

les ondes elliptiques de portée variable

ou au contraire, les rendrait caduques.

 

D’un lointain grand cadre

qui se retrouverait enjolivé un tant soit peu dans

les cercles de l’imagination se prévalant

d’effets de torsion somatique,

 

il paraît opportun de se demander

s’il ne resterait pas hors

des trous noirs de solitude

offerte au troupeau du zodiaque

divisé en espèces cornues ou à encorner

quelques instants irrévérencieux

que l’artiste saurait encore nourrir

d’espaces oniriques exaltants.

 

Las de vous, laborieux géomètres,

condamnés aux espaces clos

des ruminants et âmes bêlantes.

Certes, l’indice insurrectionnel du génie épisodique

ne fait qu’avancer d’un pas assez mal assuré

sans manquer de se diluer en

des arabesques funambulesques

semblables aux accouplements complexes

de la baudroie des abysses

par trois mille mètres de fond

dans une obscurité totale ;

 

pourtant, en des lieux fortement réactifs s’opère

le désarrimage réussi d’artifices industriels

commandés par une infrastructure stellaire

d’avoirs spirituels tels que ceux regroupés aux bords saillants

de la face ocre bleu clair de Jupiter,

confirmant qu’en ce jour et sous cette nébuleuse ‑ Eurêka ! ‑

des envolées sismiques réveillées

par la courbe illustrée d’un chenal géologique expiratoire

ont fini par pouvoir s’engouffrer dans nos puits de mémoire,

sources ascensionnelles aux désirs toujours renouvelés.

 

Dans un autre état de pensée

imperméable aux courants d’air et poussières d’âme,

on s’interrogera sur la validité, clarté, concision

de ce texte posé sur une surface plane faussement tangible.

 « L’espace est un vide hors duquel se meuvent des corps chauds ou froids

S’attirant ou se repoussant selon les forces qui les habitent. »

Ne jamais manquer de le redécouvrir toutefois.

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 19:51

 

URBAN CHAOS

 

We'll meet again in urban chaos

between the no man's land of cities’ hopes

and seedy places of dusty lots

planted in religious deserts.

 

The loud buzz of a day’s end

will shake us out from our long torpors

filled with the indifference of our lukewarm heaters.

We will then fight over the pressure points

of our residual troubles.

 

Down to the shore, the marinas will wait for us

letting the pleasure crafts, at last,

guide us toward their world

of breeze, seaweed and salt:

head for unknown archipelagos of murderous hydras.

 

Quite predictably, corsairs' supple bullets

will bounce off our abdomens

less prone to futile pain

than the memorable frantic days lost at sea.

 

We will get washed up

against pipelines immersed along

the coasts of karstic rocks

as sensuous as shrapnel,

before being snatched by sprawling

points of embarkation.

 

On the speedometer of our navigation device,

complete standstill will prove very useful to our grasp

of a world devoid of its contours.

 

And then, the transshipment between three mixed cargos

will prove as delicate as illusory,

since except for a few fleeting dreams on board,

no load of ideals will be transferable.

 

Yet, the semblance of maneuvers

will easily overcome the lashing sea spray,

with the alluring sway that curious onlookers

will know how to turn into fantastic shipwreck tales.

 

Sooner or later, we'll have to surrender

to the power of acoustic screens

deciphering raw mutism

and wanderers’ rebellion.

 

In the depth of murky waters,

our ultrasonic radars will help us

reconnect with our flesh and blood.

Ghost echoes may likely cause interference with signals

received from the outside, but with determination

we will be able to pull ourselves

from their magnetic turmoil.

 

Joys born from the most remote confines of our endogenous world

will relieve us of any excessive frequential distress,

and to our delight, space-crafts

supplied at the stern of stoic frigates

will arm themselves with ambrosia spouts

to rescue us from stormy waters.

 

Someday, we'll meet again in urban chaos, I swear to you,

and we will all have fled our bodies decayed by war and wear

that impassively slide by

winding paths of dazzling limbo.

 

For the flesh piled upon the other, purulent with desire and fear,

fallen prey to greedy ignorance,

there will always be, written somewhere, I remember,

in those forever wide-opened eyes,

the original silence of freedom

that, once adrift, one happens to enjoy rediscovering at sea.

 

 

 

 

 

 

 

 

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 18:45

 

Il faudrait encore un peu de rêve

Une expression barbare et fraîche du présent

Des recherches déconstruites

Un tant soit peu cosmiques

Ouvertes à n’importe quels vents

D’où nous pourrions maudire

Et laisser fleurir nos râles

Dans les steppes de Patagonie ou d’Asie

Abasourdis de langage en détresses nocturnes

Armés des sillons mécaniques

De nos jouets amphibiens

Et du plomb dans les joues

Une machine à pleurer

D’où pourraient s’écœurer

Nos plus anciens tabous

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 22:29

                                               


Comme moi, le disque-volant, dit frisbee ou discoplane


Est conçu pour planer en tournant sur lui-même


S’accommodant bien de la plage, du soleil


Et d’une légère brise dans le ciel d'azur


Frôlant les abysses de l’ennui lorsque privé de mouvement


Il ne saurait apprécier davantage qu’on le laisse tomber


Même par accident.


Aussi aime-t-il les trajectoires rectilignes ou circulaires


Bien que les aléas des éléments et de la maladresse humaine


Le fassent parfois vriller pour rebondir de façon indélicate


Quoique plutôt comique


Contre la moustache ensablée du voisin de plage


Ou les fesses huilées de sa concubine.


Je précise plutôt comique


Car un heureux dénouement requiert


Pour ne pas finir confisqué


Ou jeté à la baille


Que le voisin en question


Ait la moustache de bon poil.


En comparaison,


Le popotin de Madame


N’émettra généralement


Qu’un léger râle d’agacement


Par l’entremise d’un orifice à dents


Placé sous de grosses lunettes brunes.


Ces faits cités là en exemples


Marquent d’ailleurs la notable différence


Qui existe entre ma personnalité


Somme toute assez rigide


Et celle plus imprévisible et triviale


Du frisbee en plastique souple.


 
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  • : His poetic style is a combination of lyrical writing with social, experimental and humorous themes. He believes that poetry has to renew with its popular functions to regain vitality in the world of French literature, as well as he likes committing most of his work to the constraints of certain traditional rules of form (to also have the pleasure of transgressing them).
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