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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 20:05

 

 

 

    Gynécide moderne

 

 

Voici les spasmes électriques

Des femmes enchaînées

D’une heure à mille années

À leurs répétitions chroniques

 

À leurs îlots, à leur affaire

Parfois coulent des larmes amères

Mais point de révolte, point de haine

Les yeux cloués sur les rivets Citroën

Les doigts boudinés par le froid et la frénésie manuelle

Du pneu métaphysique à la berline dernier modèle

Le souffle amoindri, elles s’agrippent à l’enfer :

Leurs frères.

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 20:03

 

 

 

Vestiges mycéliens

 

 

Viens cueillir mes champignons-poèmes

Enracinés en un piège à tiges

Fumigènes, liqueur de vertiges

Soleils blancs sertis d'intenses gemmes

 

Viens gober les herbes de blasphème

Meringuer le sourire au zéphyr

D’une verve exaltant le désir

Ô doux élixirs de la bohème

 

Que la potion à muse détienne

Le pouvoir de mutiler la peine

Dans un fatras de clair-obscur vert

 

Ciel puissant de l’alchimie d’un monde

Qui s’enivre de vapeur féconde

Je, l’infini, me suis entrouvert

 

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 20:01

     Aux Tontons flingueurs

 

 

Le canal Saint-Martin dans les remous urbains

Estompe ce bruit sourd qui nous ronge au matin

Dans la furie des concerts

Puissent les chants des trouvères

Donner aux mille vertèbres

Le vertige des ténèbres

Que dansent nos vies sur scène

Près du silence des pierres

Presque sans aucune peine

Et malgré nous sans prières

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 19:58

 

 

 

FACE ET ENVERS

 

 

Face au pouvoir de vos images

À vos blablas qui me fracturent

Je mets des mots sur quelques pages

Des petits mots qui me rassurent

 

Face au clic-clac du métronome

Et aux bêtises couronnées

Soufflées sur un air d’harmonium

J’écris des odes surannées

 

Envers et contre tous les hommes

Face à leur désastre incarné

Souffrant, mourant, quoi d’autre en somme

Rêvant d’être réincarnés ?

 

Envers et contre tous les hommes

Vos peurs ne m’ont pas fait flancher

Laisse-moi croquer dans ta pomme

Ce doux fruit n’est pas un péché

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 19:56

 

 

 

HALL RENNES 2

 

 

Un café

J’écoute

Une cigarette

Je guette

Un hall où tout est taule

La chair kilométrique

M’attend.

Je ronge au corps le

Désespoir

Toujours trahi par les

Miroirs.

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 19:54

 

Les mots dits

 

Les mots dits de ces maudits

Qui médisent les on-dit

Méprisant les maux qu’on lie

Au malaise, aux maladies

Jusqu’au bord du lit des morts

Psalmodiés au paradis

Nous mordillent sans remords

Sur l’amour qui avilit.

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 19:52

 

WISH INDEFINITE NUMBER (for Michelle)

 

 

Je voudrais apaiser les souffrances du monde

Avec des petits bonheurs de rien

Je voudrais nettoyer les murs gris et immondes

À la poudre de perlimpimpin

Ça serait bien de sécher les larmes des gosses

D’un coup de cape de magicien

D’enlever les douleurs des longues nuits féroces

Avec la rosée fraîche des pins

Aujourd’hui, j’ai écrit ces dix lignes pour toi

Qui ne veux pas croire qu’au chagrin

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 19:50

 

 

 

DUDARKIV, 2003

 

 

Ma babouchka d’Ukraine

Ton royaume de blé

Où tu étais la Reine

Près du Dniepr un été

 

La ferme de ton père

C’est ce que l’on m’a dit

N’y avait plus ta mère

Tuée par des bandits

 

La ferme de ton père

Insoumise à Staline

N’y avait plus ton frère

Victime des famines

 

La ferme de ton père

Par un jour de printemps

Te perdit dans la guerre,

Livrée aux Allemands

 

Ma babouchka d’Ukraine

Quand y soufflait le vent

T’envolais-tu des plaines

Près du Dniepr en rêvant ?

 

La ferme de ton père

Un autre jour encore

N’y avait plus ton père

En route vers la mort

 

La ferme de ton père

Tu n’en as pas voulue

Plus de larmes, grand-mère

Tu n’es pas revenue

 

Loin de nous, soixante ans

Qui vit là maintenant ?

Des proches survivants,

Tes sœurs ou leurs enfants ?

 

Ma babouchka d’Ukraine

Dans ton royaume de blé

Où tu étais la Reine

Près du Dniepr un été

 

Ma babouchka d’Ukraine

Quand y soufflait le vent

T’envolais-tu des plaines

Près du Dniepr en rêvant ?

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 19:48

 

 

 

Adieux

 

 

Bien qu’on l’abreuve d’une boisson

Agréable à boire au biberon

Le bébé braille sur le bidet

Pour qu’on lui brandisse un bilboquet

 

Les plaideurs n’ont pas pu prendre part

Au procès prohibant les piaillards

La parole a perdu ses parloirs

La peur peut prendre les pleins pouvoirs

 

Les catins font craquer leurs corsages

L’électro-cœur a conquis les corps

Les cars reconduisent les corps sages

Des clients contesteront l’accord

 

La tentation s’attaque au Cathare

Les tyrans atteignent le martyr

La tentacule à tribord l’attire

L’étendard s’étendra tôt ou tard

 

La mort se mire dans mon miroir

Et l’amour se meurt dans ma mémoire

La mer s’abîme dans les marais

L’amour, la mort m’y emmèneraient

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 19:45
  

    Gribouille à Cancale

 

 

Mais qui a planté les drapeaux

Dans le bas-ventre des oiseaux ?

Quels bateaux ne chavirent pas ?

Nous sentons l’horreur sous nos pas

 

L’odeur d’une assiette de crustacés

Où les grenouilles aiment se cuisser

Hors des trous d’air d’irascibles vautours

Qui grappillent en dansant tout autour

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Présentation

  • : Le blog de erts.over-blog.com
  • : His poetic style is a combination of lyrical writing with social, experimental and humorous themes. He believes that poetry has to renew with its popular functions to regain vitality in the world of French literature, as well as he likes committing most of his work to the constraints of certain traditional rules of form (to also have the pleasure of transgressing them).
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